Après s’être révélée comme la licence phare de la PlayStation 2, beaucoup attendaient de Rockstar un Grand Theft Auto sur la nouvelle console portable de Sony. Toujours à l’écoute de ses fans (sans parler des actionnaires), le studio anglais de Rockstar s’est chargé de développer un nouvel opus sur PSP. Pas si nouveau que ça en fait puisque Liberty City Stories se présente plus comme un remix de GTA III avec la même ville comme théâtre de la criminalité.

On prend la même…

gtalc1 Liberty City. Pas forcément connue de tous les joueurs de la série, LC marqua le début des Grand Theft Auto dans le monde de la 3D. Même si c’est avec Vice City que les chiffres de vente ont vraiment explosés, Liberty City ne manquait déjà pas de proposer un sentiment de liberté rarement vu auparavant. Bonne nouvelle, c’est exactement la même agglomération que l’on retrouve dans ce Liberty City Stories. Des grandes avenues bondées de véhicules aux bords de mer, en passant par les petites ruelles pleines de bonus ça et là, tout est fait pour se croire dans une véritable ville. Saisissant pour la première fois sur une console portable, la surprise aurait été encore plus importante si l’on ne connaissait pas déjà les moindres recoins et raccourcis.

Malgré tout, le jeu arrive à captiver dès les premiers instants, notamment grâce à un scénario qui lui, est inédit. Le joueur rentre en effet dans la peau de Tony Cipriani, un personnage secondaire de GTA III, dans des événements qui se déroulent avant ce dernier. On va ainsi croiser plusieurs personnages déjà vus, et apprendre un peu plus de la vie de Tony. Celui-ci sort de prison et cherche à reprendre une place auprès du parrain de la pègre locale : le bien nommé Salvatore Leone. Ce dernier, en plus de lui fournir une planque, va le charger d’une multitude de missions, que ce soit directement ou via quelques intermédiaires corrompus.

Les missions sont toutes inédites mais restent très imprégnées de l’univers GTA (régler le compte d’un dealer, sauver des membres de la mafia, truquer des élections, etc.). Au fur et à mesure que l’on mène à bien ces missions, le jeu offre de nouvelles possibilités. Nouvelles armes, mais également nouvelles parties de Liberty City se débloquent au fil des heures de jeux. Malgré ça, il est une fois encore possible de voguer à ses propres occupations : voler une voiture de taxi pour enchaîner les courses dans la nostalgie d’un Crazy Taxi, une ambulance, voir un véhicule de pompiers ou de police, font parti des possibilités offertes. On note également la présence de plusieurs types de motos, alors que celles-ci n’étaient pas présentes dans GTA III.

Techniquement au top

Alors que l’on pouvait légitimement craindre la partie graphique de ce portage PSP, Rockstar Leeds offre aux possesseurs de la portable de Sony l’un de ses plus beaux titres. Liberty City est toujours aussi grande et ce portage mobile conserve aussi bien les passants que la gestion jour/nuit/pluie. La variété des deux et quatre roues ne laisse également pas indifférent, d’autant que chacune bénéficie de dégâts localisés. Alors bien sur on peut critiquer la gestion pas vraiment réelle de ces derniers ou le manque de variété chez les passants ou les forces de l’ordre. Mais n’oublions pas qu’il s’agit là d’un jeu tournant sur une console portable, ce qui est tout bonnement du jamais vu.

Autre point qui en jette un maximum : la bande sonore. Le bruit des moteurs diffère en fonction de chaque véhicule, le nombre de radios est descendu à dix mais cela n’empêche pas Grand Theft Auto : Liberty City Stories de proposer tous les styles de musique, du rock aux musiques orientales, sans oublier la possibilité de jouer ses propres mp3 via un logiciel spécialement fait pour l’occasion par Rockstar. Mais ce n’est pas tout puisque comme tout bon GTA la mise en scène est tout simplement excellente avec des doublages anglais exceptionnels.

Quand la série se met au multi

Si le mode deux joueurs de San Andreas sur PS2 avait déçu pas mal de gamers, ce que propose Liberty City Stories en terme de multijoueurs est vraiment dans la lignée de l’excellence du mode solo. Jusqu’à six joueurs pourront s’affronter avec les fonctions Ad Hoc dans une série de modes de jeux tous plus funs les uns que les autres. Faire plus de dégâts que les autres dans Tank for The Memories, survivre aux cinq chasseurs dans The Hit List, capture de limousine dans Get Stretch, courses de checkpoints en checkpoints dans Street Rage, il y en a pour tous les goûts.

Bilan

On peut reprocher à Grand Theft Auto : Liberty City Stories de n’être finalement qu’un GTA III 1.5 mais on ne pourra rien dire quant au fait qu’il s’agit d’un des jeux les plus beaux, les plus funs et les plus longs de la PlayStation Portable. Dès lors, on ne voit pas ce qui peut l’empêcher d’être un must have si ce n’est la peur de trop utiliser le stick analogique de la console !

Les bons points

  • Grand Theft Auto sur portable
  • Beau, fun et long
  • La B.O. : énorme !


A améliorer

  • Quelques ralentissements
  • Des soucis de stick et de caméra
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