Disponible depuis peu sur le continent américain, Dragon Ball Z : Shin Budokai était attendu de pied ferme par la communauté PSP américaine. Il en est de même en Europe et surtout au Japon où le soft de Bandaï n'en finit plus de créer des attentes. Les Super Saiyens sont désormais nôtre, l'occasion de vous délivrer le test d'un soft qui, ne le cachons pas, redonne un sacré souffle pour la baston sur PSP.

Un jeu, 7 boules de cristal

7-balls Décrire le scénario qui entoure le soft revient avant toute chose à parler de son mode de jeu principal, le Dragon Road. Se basant sur un film Dragon Ball Z que les fans reconnaîtront, et qui se nomme Fusion, et en ajoutant une grosse dose d'imagination, ledit mode de Shin Budokaï livre ainsi une trame scénaristique de qualité, offrant des combats de plus en plus passionnants et difficiles. La qualité et la cohérence de l'histoire n'ont pas été mises en défaut par les combats, caractéristique principale du jeu. Ainsi on se délecte d'affronter les plus grands ennemis de Sangoku and co, comme Broly, Janemba ou encore Cell, et ce en incarnant soit même un grand nombre de combattants. Bref Dragon Road est un mode qui fait honneur à la saga en mélangeant habilement combats passionnants et histoire haletante.

Mais Dragon Ball Z Shin Budokaï ne se limite pas à un mode de jeu unique. Ainsi, on retrouve un mode Arcade, qui se résume à de simples combats où la difficulté, le nombre de round et leur durée peuvent être modifiés. Le Z Trial, entendez par là le challenge du Sayens Z, testera vos capacités de combattant puisque vous devrez combattre jusqu'à ce que défaite s'en suive ou dans un laps de temps limité. Et enfin, les modes Training et Network Battle viennent agrémenter le tout, histoire de savoir si vous avez besoin de réviser vos combos ou de les exposer face à un autre joueur. Il existe même un menu profil du joueur où vous pourrez gérer toutes vos caractéristiques mais surtout admirer votre collection d'images, ces dernières se récoltant grâce au fameux mode Dragon Road. Une récompense un peu chiche pour un menu où l’on ne s’attarde guère, dommage. Mais vous l'aurez tout de même compris, ce Shin Budokai remplit parfaitement son contrat en terme de contenu que ce soit avec ces modes de jeu, comme nous venons de le voir, ou avec le nombre de combattants disponible qui s'élève à dix-huit mais qui vous réserve quelques bonnes surprises... Tous vos héros sont là, les modes de jeu sont prêts, le combat peut commencer.

Kamehameha : mode d'emploi

Si l'on est content de bénéficier d’un univers de jeu digne de la série, reste à savoir ce que valent réellement les combats, en terme de maîtrise et de contrôle. Car s'il est certain que les possibilités sont nombreuses avec un pad d'une console de salon, les boutons de la PSP donnent l'obligation aux développeurs de faire preuve d'ingéniosité et d'inventivité pour palier aux éventuels manquent de touches. Ce travail a heureusement été effectué pour ce DBZ : Shin Budokai. Il y a tout d'abord les combos des coups de bases (entendez par là les coups de pieds et de poings) que l'on effectue en suivant une suite intelligente de touches. Il y a ensuite, et principalement, les boules d'énergie que l'on se délecte d'envoyer sur nos adversaires de diverses manières et sous diverses formes, cela dépendant bien évidement de la force de votre personnage. Et il y a enfin les transformations, qui peuvent s'effectuer en plein combat que soit à un stade supérieur, si vous dominez le combat, ou inférieur, dans le cas où vous encaissez trop de coups.

Tout cela s'exécute dans une harmonie certes pas extraordinaire, mais qui a le mérite de rendre les affrontements intéressants. Non extraordinaire car il faut l'avouer, les combos se révèlent vite répétitifs de part un manque certain de diversité dans les coups. Ainsi il n'est pas étonnant de faire un combat en adoptant telle ou telle manière de se battre avant de se rendre compte, au combat suivant, que cette manière n'était pas propre à votre personnage mais bel et bien à l'ensemble des protagonistes. Si ce sentiment des coups similaires est présent, il n'en reste pas moins inférieur au plaisir que l'on ressent à se battre. Il est toujours aussi jouissif de lâcher un kamehameha en plein sur votre adversaire et ce bonheur là, seule la licence Dragon Ball Z peut nous le faire ressentir. Mais encore une fois, à la longue ce bonheur vient se faire titiller par un choix trop limité dans les possibilités de gameplay.

Une réalisation presque éclatante

Si le cell-shading envahit totalement l'aspect du soft, il n'en résulte qu'une qualité graphique excellente des plus adaptées à la licence. Le rendu est excellent, que ce soit en plein combat ou dans les phases de dialogue entre les personnages. L'animation de ces derniers est embellie par cette option graphique prise par les développeurs : l'énergie qu'ils dégagent, les coups qu'ils encaissent, tout offre un rendu visuel impeccable. Tout est superbement coloré et non moins bien stylé. A tel point que, par exemple, voir Trunk, un des protagoniste, effectué son attaque spéciale à forte énergie devient un réel plaisir visuel qui impressionne grandement. Les décors eux sont certes un peu vide mais offrent cependant une qualité graphique bien suffisante pour être le lieu parfait des combats. C'est là tout ce qu'on pouvait espérer de cette version PSP à qui le cell-shading semble être bienfaiteur.

La fluidité du jeu est également tout aussi remarquable. La rapidité des combos, et dieu sait qu'elle est importante dans ce genre de jeu, n'a rien à envier aux consoles de salons et c'est avec une très agréable surprise que l'on mène les combats dans un rythme des plus soutenus à coup d'effets de lumière, d'énergie et de contacts au corps à corps des plus agréables. L'espace de jeu est également très bien géré. Ainsi vous vous rendrez vite compte qu'il n'est pas si facile d'envoyer une masse d'énergie sur des adversaires lointains car ces derniers pourront alors l'esquiver plus facilement. Vous verrez ainsi, selon les mouvements de votre ennemi et de la caméra, votre boule d'énergie s'éloigner derrière vous et mourir dans les décors. Décors qui justement offrent le minimum requis d'interactions puisque vous pourrez admirer, par exemple, la poussière du sol s'envoler et suivre vos mouvements. Tout autant d'éléments qui nous font dire qu'il est fort agréable d'avoir une aussi bonne réalisation sur le plan graphique et ce, dans notre main. L'immersion aurait pu être totale si un dernier élément n'avait pas tari ce beau tableau.

Et cet élément n'est autre que l'univers sonore du soft. Pour aller directement au but, il est certain que des musiques rock ou parfois même assez techno ne collent malheureusement pas du tout à l'ambiance du jeu. Ce détail est fort embêtant surtout lorsque, atteint un certain niveau de difficulté dans la Dragon Road, le joueur est assez tendu et doit essuyer pas mal d'échecs. Autant dire qu'avec des musiques pareilles, ce ne sont pas nos nerfs qui vont s'adoucir ! Et puisque finir sur un point négatif ne serait pas fidèle à l'image générale qui dégage de ce soft, notons une durée de vie satisfaisante qui en comblera plus d'un! De plus la rejouabilité est très satisfaisante : on n'hésite pas, dès que l'on a un petit moment de libre, à engager un combat ou deux histoire de se défouler un bon coup.

Bilan

Dragon Ball Z : Shin Budokaï est sans aucun doute à la hauteur des espérances. Offrant un jeu de baston de qualité à la réalisation technique irréprochable, avec une qualité graphique certaine et une fluidité à faire pâlir bien des softs sur consoles nomades, le jeu d'Atari se dote également d'un scénario fort sympathique. On aime sa bonne prise en main qui en fait un jeu des plus agréables à manier. Si quelques éléments désagréables cités dans le test sont tout de même à noter, on voit mal ce qui pourra empêcher le succès mérité de ce Shin Budokaï.

Les bons points

  • Techniquement remarquable
  • Un cell-shading de toute beauté
  • Durée de vie satisfaisante
  • Une ambiance digne de la saga
  • Jouabilité appréciable


Les mauvais points

  • Des bonus un peu chiches ?
  • Ambiance sonore à revoir
  • Pas assez de diversités dans le gameplay
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