Deux ans après la sortie de Def Jam Fight For New York sur consoles de salon, Electronic Arts en fait un portage PSP. Nommé Def Jam Fight For NY : The Takeover, cette version est censée apporter quelques nouveautés : scénario, lieux, mouvements, etc. Une intention fort louable de la part de l’éditeur qui pourrait se voir comme un véritable cadeau pour les fans. Mais encore faut-il que le soft gagne son pari et arrive à convaincre les quelques possesseurs de PSP intéressés.

Test Def Jam Fight For NY : The Takeover - PSP

poo_def-jam-fight-for-new-york_95 Le scénario de la version PSP a été revu pour y apporter quelques nouveautés. L’intention est bonne mais le fond du jeu reste inchangé, il faut se battre pour se faire respecter et conquérir des territoires. Le soft propose de prendre le contrôle de soixante-huit personnages dont une quarantaine de stars (Xzibit, Lil’Kim, Carmen Electra…) pour le plus grand plaisir des fans de hip-hop et de rap US. Si les combattants ne plaisent pas, il suffit de créer le sien de la tête aux pieds. Améliorable de sa tenue vestimentaire à son visage en passant par les caractéristiques physiques, le futur patron de rue aura de quoi séduire. Une fois toutes ces opérations terminées, il est fin prêt à gagner le respect qu’il lui est dû. Pour ce faire le mode histoire permet d’accéder à la gloire à la force de votre poignet. Pour protéger ses arrières, le nouveau caïd saura s’entourer d’amis plus ou moins fidèles pour lui indiquer les nouveaux lieux branchés pour la bagarre. En proposant au joueur de choisir sa mission par le biais d’une carte à choix multiples, le jeu offre une certaine liberté qui renforce la soif de pouvoir. Une fois que New York lui appartient, il ne lui reste plus qu’à se pencher sur les six autres modes disponibles.

La loi c’est moi !

Pour lancer une partie en toute simplicité, rien de tel que le mode Battle contenant six types de matchs différents. L’affronter en un contre un dans un combat simple se terminant par un KO ou par le vote du public, le jeter sous un train ou le défenestrer, voilà autant de manières de terminer un ennemi qui en raviront plus d’un. Pour les autres, il reste toujours la possibilité de combats à mort dans une cage de fer. Si l’adversaire devient tenace, il faudra se venger sur sa voiture en la réduisant à l’état de poussière. Avec tout ceci la durée de vie du soft est correcte mais Electronic Arts a tenu à rajouter un mode multijoueur. Disponible via le AD Hoc, il faut cependant deux UMD pour en profiter. Une fois connecté le plaisir est au rendez-vous et son meilleur ami devient en un instant son pire ennemi. Il est toutefois regrettable de ne pas retrouver de modes jouables jusqu’à quatre comme ce fut le cas dans les versions de salon. Ces dernières étaient reconnues pour leur gameplay simple mais efficace, la PSP a-t-elle réussi à conserver ces valeurs sûres ?

La puissance au bout des doigts

Aux premiers abords, le gameplay de la version PSP est équivalent à celui des ses grandes sœurs. Cinq styles de combats sont représentés (combat de rue, Kick Boxing, Arts Martiaux, catch et soumission) pour varier les plaisirs. Lors d’un combat intense, l’excès de confiance en soit met le joueur dans une sorte de transe, le Blazin’, permettant d’effectuer des coups spéciaux pour achever son adversaire. Malgré une multitude de mouvements devenant répétitifs à la longue, les développeurs ont su palier ce défaut. Les objets traînant sur l’aire de jeu (bouteilles, barre de métal et autres objets inoffensifs) peuvent être ramassés pour devenir des armes mortelles. Autant le dire de suite, le sang va couler. Ce n’est pas le public qui empêchera cela puisqu’il participe activement au combat. Attention de ne faire confiance à personne, les spectateurs peuvent porter un combattant aux nues et la seconde d'après le frapper dans le dos. Mais l’issue du combat ne dépend pas que ce coup du sort.

Une provocation verbale puis physique et là c’est le drame. Les claques pleuvent sur une tornade de coups. Avant même de prendre le contrôle du personnage l’issue du combat est incertaine. Il arrivera de commencer un combat en étant déjà à terre ou bien au contraire de le débuter en position de force. Ce sont donc autant d’éléments aléatoires qui rajoutent du piquant à ce jeu très prenant. En plus d’offrir une simplicité de gameplay des plus efficaces, Def Jam Fight For NY : The Takeover se prend facilement en main avec une IA adaptée à tous. Cette dernière bien équilibrée proposera des ennemis assez doux pour les débutants alors que les joueurs confirmés pourront compter sur des adversaires d’une agressivité hors paire. Les développeurs ont pensé à tout en offrant aux sadiques la possibilité de faire souffrir leur rival avant de l’achever via l’un des nombreux coups spéciaux disponibles. Avec un gameplay un peu moins souple mais toujours aussi efficace, le jeu a tous les atouts pour séduire les joueurs de la PSP. Mais pour ce faire encore faut-il que l’ambiance qu’il prône soit au rendez-vous.

Baisse les yeux quand tu passes

La console s’allume et une fois les chargements un tantinet longs passés, une agréable surprise attend tout possesseur du titre. Le jeu est une totale réussite graphiquement parlant. Les décors sont détaillés dans les moindres détails, les personnages sont modélisés avec la plus grande précision et toutes les images fixes du scénario (sous forme de BD) sont de très grande qualité. L’univers graphique n’est pas exempt de défauts mais l’on s’étonne vite des capacités techniques de la PSP. Pour cultiver cet aspect du beau, Electronic Arts a rajouté des galeries d’artworks à débloquer. Les fans seront heureux d’observer quelques éclaboussures de sang venant tâcher le sol sordide d’une casse de voiture ou celui d’une salle d’entraînement. Le soft va encore plus loin en diffusant, à la fin d’une rencontre, le portrait amoché (ou non) du gagnant. Mais le jeu n’est pas exempt de défauts et les non bilingues redescendront sur terre en s’apercevant que cette version est entièrement en anglais (voix et sous titres). Pour les autres ce défaut sera vite gommé par l’ambiance sonore.

Celle-ci est exceptionnelle pour peu que l’on s’intéresse au Hip-hop ou au Rap US. La majorité des grandes stars modélisées à l’occasion se sont associées pour fournir la bande son du soft. Le résultat est là, avec près d’une vingtaine de titres, les pistes sonores offrent un véritable concert à vos oreilles. Avec cependant quelques sauts étranges, elle ne pouvait être autre. En effet, elle colle parfaitement à l’ambiance générale qui se dégage du jeu et on se retrouve vite à danser tout en jouant. En plus de l’ambiance sonore, les voix des personnages parfaitement doublés, sont de qualité pour que le joueur adhère d’autant plus à la magie de l’ambiance. Toujours aussi prenant deux ans après l’édition de la version originale, ce portage amélioré semble avoir tous les atouts en main pour réussir son pari : convaincre les joueurs de PSP qu’il est indispensable à leur ludothèque.

Bilan : oué

Def Jam Fight For NY : The Takeover reprend donc l’essence même des Def Jam Fight For New York sortis il y a deux ans tout en proposant quelques alternatives. Le scénario se résume toujours à acquérir des territoires tout en imposant son respect. Le gameplay est simple mais très efficace et le plaisir est au rendez-vous dès les premiers instants de jeu. Avec une IA des plus équilibrée et un univers graphique et sonore extraordinaire, le soft a toutes les qualités requises pour être un hit en puissance. Mais avant la fin du round, le titre d’Electronic Arts se prend un beau crochet en ne proposant pas de sous titres français, laissant ainsi une légère sensation de frustration.

Les bons points

  • L'ambiance générale
  • IA bien équilibrée
  • Présence de plus de 40 stars
  • Diversité des coups…


A améliorer

  • … Mais répétitifs à la longue
  • Jeu entièrement en Anglais
  • Pas de mode multi pour 4 joueurs
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