Après un premier opus des plus réussis intitulé Burnout Legends sur PlayStation Portable, Criterion Games nous sert un nouveau volet de la série, baptisé cette fois-ci Burnout Dominator. Alors que la série développée en parallèle sur les consoles de salon a pris plusieurs orientations plus ou moins bonnes, dont on ne citera que l’épisode Revenge considéré comme trop bourrin, les fans de la saga sont en droit de réclamer un véritable retour aux sources. Ce tout nouveau Burnout de poche domine-t-il vraiment son sujet ? Parvient-il à créer la surprise ?

Test Burnout Dominator

Burnout-Dominator Dans la lignée pure de ce qui se fait de meilleur dans le genre, cet épisode Dominator nous offre une durée de vie irréprochable avec trois modes de jeux différents et divers objectifs à atteindre. Il va sans dire que le mode principal en solo, baptisé Tour Mondial pour l’occasion, tiendra le joueur en haleine durant de nombreuses heures (une vingtaine en moyenne) pour simplement débloquer les 36 véhicules disponibles. Ce dernier propose donc d’évoluer en fonction de la classe des bolides. Ainsi, on débute avec une série classique qui propose des voitures assez lentes, du moins comparées aux autres, pour permettre à tous de se faire la main dessus. Une fois que les 13 épreuves d’une série sont réussies, on peut passer à la série suivante et ainsi conduire des bolides de plus en plus rapides et de plus en plus incontrôlables. Les épreuves, quant à elles, brisent la monotonie des courses simples en se distinguant en plusieurs types. Il n’est donc pas rare de devoir remporter une course, un tournoi ou de réaliser le meilleur chrono en faisant des pointes de vitesse extraordinaire. Mais il est aussi nécessaire, dans le mode road rage, d’éliminer les concurrents directs en les envoyant valser dans le décor grâce à un takedown (accident sur un adversaire) meurtrier. On notera au passage que le mode Crash pourtant très propre à la série a disparu de la circulation. Certes les fans pourraient bien être frustrés de cette absence et pourtant, même dans le cas où cela s’avèrerait vrai, ils ne le resteraient pas très longtemps. En effet un tout nouveau mode nommé Déjanté vient de faire son apparition. Et là la magie opère, nul n’avait connu un défi aussi grisant que celui-ci. Mais nous y reviendrons un peu plus tard. Pour prolonger encore le plaisir de jeu Electronic Arts nous offre deux autres modes qui n’ont pas à rougir du premier déjà évoqué.

Faites chauffer les pneus !

Le premier s’avère d’ailleurs plus classique puisqu’il s’agit d’une sorte de partie rapide dans laquelle on configure le type de course auquel on souhaite participer, le circuit sur lequel on désire courir et enfin le sens de ce dernier pour pouvoir le parcourir en long, en large et en travers. L’intérêt principal de celui-ci sera donc à la fois, pour les joueurs débutants de s’entraîner afin d’apprendre un circuit par cœur, de connaître chaque tracé, et pour les plus avertis d’exploser littéralement tous les records. Le deuxième n’est autre que l’indispensable mode multijoueur qui permettra à tous les pilotes chevronnés de se mesurer en même temps à cinq autres joueurs connectés. Oserez-vous relever le défi ? Telle est la question. Notons d’ailleurs que le multijoueur est très agréable et que le mode road rage a été légèrement repensé pour offrir finalement une sorte de course-poursuite dans laquelle une équipe doit détruire ses adversaires et, logiquement, l’autre équipe doit échapper à ce carnage vidéoludique sans précédent. Rapide, fun et jouissif. Un véritable bonheur pour tous les joueurs nomades qui trouveront un point d’accès Wi-Fi. Les autres pourront toujours s’amuser à plusieurs pour peu qu’ils aient quelques amis qui possèdent le soft. Outre ces modes des plus sympathiques qui feront passer de longues insomnies aux plus téméraires, on retrouve un QG Burnout qui n’est autre qu’une partie permettant de télécharger de nouveaux circuits et de charger ses scores. Malgré l’absence vite oubliée du mode Crash, le titre d’EA offre un contenu conséquent qui demandera plus d’une trentaine d’heures de jeu pour réellement le terminer à 100%. Ajoutez le mode multijoueur au tout et vous obtenez un jeu dont la durée de vie ne dépendra que de votre dépendance à l’UMD. Autant dire, qu’il faudra sûrement quelques cures de désintoxication…

Complètement déjanté

Revenons un peu sur le mode Déjanté évoqué plus haut. Ce dernier met en avant un aspect du gameplay très intéressants. En effet, pour décrocher une médaille d’or dans un tel défi il faut oser aller vite et enchaîner les Burnout. Plus l’on conduit dangereusement, plus on remplit une jauge de boost symbolisée par une flamme jaune qui brûle sur un fond de trace de pneu. Une fois cette jauge pleine, la flamme vire au bleu et il faut alors laisser la gâchette R enfoncée pour profiter pleinement de cette nouvelle source d’énergie. La puissance se fait sentir, les voitures et le décor défilent de plus en plus vite, bref les sensations de vitesse sont là et ce n’est pas pour nous déplaire. Attention tout de même, lâcher l’accélérateur quelques secondes ou se mettre à respecter le code de la route entraîneront la perte de toute cette puissance. Pour éviter cela, une seule solution : remplir la jauge puis foncer comme un dératé à travers la ville ou la campagne tout en évitant le trafic. L’exercice est encore plus difficile lorsqu’on se met à prendre le volant d’une Formule 1 ou d’un prototype surpuissant. Une chose est sûre, il faut des réflexes et des bons, surtout que l’intelligence artificielle est bonne et viendra souvent nous mettre des bâtons dans les roues. Voila de quoi mettre à l’épreuve les plus acharnés. Que les autres se rassurent tout de même, Burnout Dominator a été pensé pour accueillir un public le plus large possible. Il dispose donc d’une difficulté croissante et d’une prise en main instinctive pour un plaisir immédiat. Seuls quelques défis dont on souhaite obtenir l’or obligent à s’arracher les cheveux, les autres sont largement faisables après s’être plus ou moins entraîné. Un gameplay simple mais efficace qui comporte tout de même quelques subtilités.

Au début, on tente tant bien que mal d’éviter les accidents en se faufilant entre les voitures. Puis, on se sent plus à l’aise et là, enfin, on peut toucher du doigt la puissance suprême de ce Burnout. Même lorsque par inadvertance on percute un obstacle, que l’on croit que tout est fini, que l’accident est inévitable et que notre cher bolide va finir à la casse, on se trompe ! Malgré la tôle froissée et les roues qui volent on ne sait où, nous avons toujours le pouvoir de ralentir le temps afin de diriger notre épave sur les concurrents et ainsi les accidenter eux aussi. Ce qui aura pour double conséquence de garder sa position dans le classement, du moins la plupart du temps, et de remplir sa jauge de boost au maximum. Mais le titre d’EA ne s’arrête pas là, non il faut un maximum de dommages, et pour ce faire quoi de mieux qu’une bonne explosion en bonne et due forme ? Vous l’aurez compris, si le véhicule adverse passe légèrement loin de votre tas de ferraille, il est toujours possible de presser le bouton triangle pour déclencher une magnifique explosion. C’est ce qu’on appelle l’effet gamebreaker. Notons que ce volet reprend l’esprit revanchard de l’épisode Revenge en insérant dans certaines courses des rivaux prédéfinis. Les accabler de takedowns dévastateurs permettra donc d’accumuler encore plus de points pour remporter les défis et débloquer quelques bonus. Pour en terminer avec les aspects du gameplay, précisons que les courses s’enchaînent mais de se ressemblent pas. En effet, chaque circuit propose plusieurs chemins dont deux sont à débloquer en faisant un takedown dit signature sur les barrières jaunes qui en bouchent l’entrée. Un véritable délice qui se permet le luxe d’être incroyablement rapide et fluide.

Va y avoir de la casse mais moi je reste tranquille !

Non seulement c’est incroyablement fluide mais en plus c’est beau. Le décor est extrêmement détaillé, les voitures sont très bien modélisées et les animations sont du plus bel effet. Un constat agréable qui n’est pourtant pas exempt de défauts. Pour arriver à un rendu aussi propre, même si parfois il y a quelques scintillements et un aliasing assez présent, les développeurs ont du faire un choix qui se comprend mais qui agacera les plus impatients. Vous l’aurez compris, Electronic Arts a mis des chargements souvent longs et au final parfois nombreux, notamment lorsqu’on recommence un défi que l’on a du mal à passer. Rien de franchement gênant pour les autres qui passeront aisément outre ce détail. Pour en terminer avec les points qui peuvent fâcher, il faut savoir que le format PSP oblige de jouer sur un petit écran, ce qui a pour conséquence d’être ébloui par les phares d’un véhicule roulant en contre sens. L’éviter devient alors plus difficile et cela se termine souvent avec des vitres brisées et des pare-chocs qui ornent le bitume. Un détail qui sera apprécié par certains qui prôneront une difficulté supplémentaire et donc un challenge à relever là où les autres y verront un problème à résoudre dans le prochain opus. Chacun l’interprétera donc comme il le veut. En tout cas, beaucoup arriveront à pardonner ces deux petites faiblesses surtout lorsqu’on se rend compte que le travail fournit par EA est assez exceptionnel. Burnout Dominator fait parti des plus beaux jeux de la PSP, des plus détaillés, des plus fluides et des plus rapides. Mais ce n’est pas tout…

Burnout, c’est un concentré de fun qui se devait d’être accompagné d’une bande son qui plonge n’importe quel joueur dans cette ambiance regorgeant d’agressivité. Rien de mieux pour cela que d’inclure des musiques très orientées rock. On retrouve entre autres du Avril Lavigne avec Best D**** Thing en anglais, mandarin, espagnol et japonais, du B’z avec Friction, du Brand New avec The Devil and God…, du Skybombers avec Sirens et encore bien d’autres pour un rendu très électrique. Ce qui donne au total trente-six chansons auxquelles on peut rajouter une infinité de morceaux pour peu qu’ils figurent sur memory stick, c’est ça la puissance du EA Trax. Les bruitages, quant à eux, sont dans la lignée des précédents opus, très réussis mais légèrement un cran en dessous des musiques. Ce n’est en rien négatif puisque les véhicules ronronnent comme des bêtes et les shunts et autres slams se font entendre comme il se doit pour essayer de se rapprocher du bruit de la tôle froissée. A pleine puissance les moteurs saturent et les pneus crissent. C’est tellement immersif et jouissif qu’on a l’impression que la PSP se transforme en un volant et que nous sommes sur une route sinueuse remplie de dangers en tout genre. Prévoyez le chiffon, les gouttes de sueur pourraient bien venir s’écraser sur l’écran de la portable tant l’adrénaline monte dans le sang. Un phénomène que l’on ressent encore plus lorsqu’on passe de la caméra placée derrière le bolide à la vue intérieure. C’est grisant, fun et jouissif, bref c’est du grand Burnout !

Bilan : vraiment bien

L’absence du mode Crash est rapidement compensée par un tout nouveau mode déjanté qui ne laissera personne indifférent. Les Burnout s’enchaînent, les bolides vont de plus en plus vite, la sensation de vitesse est présente, l’adrénaline monte et la moindre erreur de pilotage peut s’avérer fatale. Et pourtant, tout a été pensé pour que même lors d’un accident, on ait le pouvoir de contrôler sa carcasse qui vole en éclats. Les explosions accompagnées des musiques typées rock rajoutent un côté électrique jouissif. Ajoutez à cela du contenu téléchargeable, des décors extrêmement détaillés et des graphismes d’une qualité certaine. Tous les fans de la série pardonneront les quelques faiblesses que supporte le titre tant l’adrénaline qu’il procure est abondante. Un véritable bonheur que les plus impatients pourraient bien rater. Burnout Dominator saura charmer tous les possesseurs d’une PSP ayant un quelconque attrait pour les courses totalement déjantées. Seuls les moniteurs d’auto écoles pourraient bien le délaisser et encore. Une chose est sûre, si vous souhaitez réviser votre code de la route et rester dans les limites de la loi alors passez votre chemin, Burnout s’adresse aux fous furieux du volant, aux pilotes chevronnés et à tous les amateurs de sensations fortes.

Les bons points

  • Contenu conséquent
  • Gameplay irréprochable
  • Le multijoueur
  • La bande son
  • Le contenu téléchargeable
  • Fun et jouissif
  • Sensations immédiates
  • Décors très détaillés


A améliorer

  • Quelques faiblesses graphiques
  • Les chargements
  • Pas de mode Crash
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