Porté par le très relatif succès d’un premier épisode, Electronic Arts nous ressort Rios et Salem du placard pour une seconde aventure pleine de testostérone à Shanghai. Une version PSP est sortie en parallèle de la grande fanfare des consoles de salon. Mais était-ce bien la peine de ce donner ce mal ?

Test PSP : Army Of Two - Le 40eme jour

army-of-two-le-40eme-jour Rios et Salem sont deux mercenaires qui se retrouvent en plein Shanghai alors qu’une énorme attaque terroriste vient de semer le trouble dans la ville. Forcément prêts à toute éventualité, les deux amis beaux parleurs s’en vont en guerre. Sur PlayStation Portable le scénario ne se résume qu’à cela, voire à moins de détails encore tant les phases de cinématiques sont hachées par une mise en scène déplorable. Pas ou peu de cinématiques manquent de mettre en évidence des points scénaristiques qui, oubliés, rendent l’action très confuse et sans aucun fond. On ne sait jamais, ou très difficilement, ce que l’on fait dans les parages et contre qui on se bat. « On » car Army of Two c’est avant tout de la coopération. Cet opus PSP ne fait pas dans l’originalité et propose à deux joueurs de s’amuser ensemble dans la même partie via deux PlayStation Portables liées entre elles. Néanmoins pour cela il faut deux jeux et deux consoles : pas facile. Ou sinon, il reste la possibilité d’y jouer seul. C’est déjà moins tentant, mais ce n’est rien face aux obstacles rencontrés. Dans une sorte de shoot horizontal à la caméra plus ou moins fixe, le joueur se voit obligé de tirer avec les boutons habituels de la PSP en fonction de leur axe, façon Geometry Wars. On perd cependant en précision ce que l’on gagne en facilité de tir puisque quatre boutons n’ont absolument rien d’analogiques. Les développeurs ne cherchent cependant pas à rendre le jeu très intéressant et combinent vite cela à une idée de génie : le script.

La fuite des cerveaux

Chaque parcelle de niveau est scriptée à outrance, que ce soit en chute de bombes, en parachutage d’ennemis ou en boss à affronter. Cela mène alors le joueur vers une liste interminable de bugs divers et variés qui vont du simple personnage bloqué dans un bout de mur à un coéquipier qui cesse de nous suivre sans que l’on ne sache pourquoi. Car une idée transfuge de la version de nouvelle génération fait aussi son apparition : celle de la gestion de son coéquipier (en solo). On peut ainsi lui demander de nous suivre ou de prendre position, mais il arrive néanmoins que celui-ci n’en fasse qu’à sa tête. Que dire aussi du système de diversion qui ne fonctionne pas une fois sur deux ? Tout cela nous mène vers le gros point noir de ce titre PSP : l’intelligence artificielle. Celle-ci est lamentable que ce soit au niveau des ennemis qui tirent de façon aléatoire et pas toujours très justement, à un coéquipier « alcoolique » qui ne sait jamais trop ce qu’il fait ni ou il veut se rendre. C’est un véritable calvaire que de supporter tout ce beau monde. En mode coopération, tous ces défauts font de Army of Two : Le 40ème Jour un jeu très distrayant quelques minutes. En solo, c’est un ratage complet. On rigole au début des nombreux bugs qui s’imposent au joueur, jusqu’à ne plus pouvoir supporter de recommencer une énième fois la même section de jeu pour une raison aussi stupide qu’un simple ordre de coéquipier qui ne semble jamais vouloir se valider. Exemple typique du jeu vite fait pour se vendre face au « vrai » jeu sorti sur consoles de salon, cet opus portable fait un peu de peine à voir.

Mon point de vue

Contrairement aux versions sur consoles de salon, cet Army of Two est réellement sans aucune surprise sur la console portable de Sony. On y retrouve un shoot en scrolling tout ce qu’il y a de plus banal, qui est en plus haché menu par une intelligence artificielle déplorable et une durée de vie assez réduite. Voilà un jeu qui risque de passer nettement inaperçu, même dans les meilleures boutiques.

Les bons points

  • Une bande son de qualité
  • Un gameplay simple
  • On s’amuse en coopération

A améliorer

  • Un scénario minimaliste
  • Graphiquement loin d’être surprenant
  • Des bugs à la pelle
  • Une intelligence artificielle déplorable !
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