Après un Championship Manager 06 qui laissait entrevoir une belle évolution du jeu de management sur PlayStation Portable, Eidos nous ressert le couvert cette année avec le volet 2007. Il faudra donc ressortir son jogging, sa casquette et son sifflet pour aller entraîner une équipe afin de l’accompagner durant toute la saison. On partagera alors ses joies, ses peines, ses victoires mais aussi ses défaites. Tout un programme que l’on attendait avec impatience depuis quelques temps. A t-on eu raison de tant espérer ? Vous n’en connaîtrez la réponse qu’en lisant le test ci-dessous.

Test Championship Manager 2007 - PSP

Championship-Manager-2007

A la retraite !

Championship Manager 2007, aussi connu sous le nom de L’Entraîneur 07, nous arrive en ce beau début de printemps pour nous permettre d’entraîner une équipe sur la saison qui touche presque à sa fin. Au pire ça serait l’occasion de se la rejouer avant d’atteindre les phases finales me diriez-vous, et vous n’auriez pas tord si le plus gros point noir du jeu ne montrait pas le bout de son nez ! Alors que le précédent volet proposait une base de donnée fraîchement renouvelée malgré quelques incohérences, ce nouvel opus, quant à lui, se permet le luxe d’oublier totalement toutes les mises à jour qui ont été opérées dans le courant de l’hiver. Ainsi on peut retrouver dans le jeu un Dhorasoo en grande forme au PSG, alors qu’il a été licencié suite à l’affaire qui a fait débat récemment, mais on peut aussi noter l’absence de bon nombre de joueurs tels que Christian Peruchini pour Bordeaux ou Eric Abidal pour Lyon, pour ne citer qu’eux. En effet les développeurs ont omis de mettre tous les joueurs de chaque équipe. Ainsi on pense avoir une équipe complète de trente à quarante joueurs et on se retrouve finalement avec une dizaine de joueurs en moins. Voilà qui a le mérite de véritablement faire tâche surtout pour un jeu qui se veut être une simulation de management. Et c’est vraiment regrettable d’autant plus qu’il est possible de participer à 26 championnats différents tels que la ligue 1, la coupe du monde, la coupe de l’UEFA, etc. Cependant, malgré cette énorme déception, on s’aperçoit que le titre est loin d’être mauvais.

L’homme de l’ombre

Que ce soit en multijoueur ou en solitaire dans les modes « entraîneur » et « défis », on constate rapidement l’effort fournit par les développeurs pour nous offrir une interface à la fois claire, précise, facile à prendre en main et complète. Dans les menus, on navigue facilement en utilisant les boutons L et R afin de passer d’une catégorie à l’autre sans aucun problème. Même le plus novice saura se retrouver rapidement dans les menus et pourra accéder à n’importe quelle information souhaitée en quelques secondes. Il en est de même lors des matchs, avec le bouton « triangle » on accède rapidement à un cadre proposant les différentes actions que l’on peut utiliser au cours d’un match. Ainsi on prend intuitivement le rôle de l’entraîneur et on en vient rapidement à crier à nos joueurs où se placer, voire même à les féliciter pour une belle action. C’est extrêmement bien pensé et surtout ça évitera à bon nombre d’entre-nous de s’arracher les cheveux. La rencontre, quant à elle, peut se regarder de différentes manières. Les amateurs de statistiques et autres chiffres pourront donc très aisément passer d’une observation statistique en s’intéressant aux pourcentages sur la possession de la balle, les tirs cardés, etc., à une observation plus visuelle en regardant leurs petits playmobils s’agiter sous leurs yeux ébahis. Les puristes pourront même simplement lire les commentaires ou assister à la rencontre via une vue en 2D. Le choix est suffisamment large pour satisfaire les plus novices comme les plus habitués. Un véritable régal lors des matchs qui se prolonge aussi dans les vestiaires.

Vive la troisième mi-temps !

L’entraîneur est un personnage souvent oublié et pourtant bien présent. Non seulement il est présent aux côtés de ses joueurs lors d’une rencontre mais en plus il est toujours impliqué dans toutes les magouilles du club. Et cette sorte de troisième mi-temps a été véritablement travaillée dans ce volet. Ainsi, un petit QCM de six questions se chargera de définir votre niveau de compétence, ce qui aura pour effet de modifier vos relations avec les dirigeants, la confiance que vous portent les supporters mais aussi le respect que vous doivent les joueurs. Un petit côté relationnel des plus agréables qui oblige le joueur à s’impliquer encore plus dans ses nouvelles fonctionnalités. Pour l’aider tout de même dans cette lourde tâche, ce dernier dispose d’un système de messagerie classique mais lisible, de plusieurs tableaux statistiques clairs et globalement complets ainsi que de formulaires pré remplis pour assurer des transferts en bonne et due forme. Notons tout de même qu’il est possible de modifier chaque terme du contrat. Un atout majeur qui permet au joueur d’être véritablement impliqué dans l’affaire. D’un point de vue graphique, cet Entraîneur 07 propose des fonds d’écran assez beau qui accompagnent parfaitement les menus sans entacher la lisibilité et la clarté de l’ensemble. Il n’y a vraiment rien à redire sur l’aspect graphique. Par contre il en est tout autre sur l’aspect sonore. Ce dernier a carrément été oublié. Les menus sont dépourvus de musique, pas un seul fond sonore seulement des légers bruits qui marquent le changement d’une page. La seule bande son présente sur l’UMD est utilisée lors des rencontres pour donner un semblant de public vivant. Mais, pour le coup, ils auraient pu se la garder puisque ça donne plus un brouhaha général qui finit par casser les oreilles.

Bilan : mouai

Même si cette édition 2007 de L’Entraîneur d’Eidos fourmille de bonnes idées telles que le QCM pour définir vos aptitudes à entraîner une équipe, ou encore la possibilité d’observer chaque rencontre avec un point de vue différent, il n’en reste pas moins que cette version souffre d’un problème majeur. Les mises à jour ont totalement été omises. Ce qui crée de véritables incohérences qui décevront les plus fans d’entre-nous. Rajoutez à cela une bande son quasi inexistante, et de mauvaise qualité quand elle fait son apparition, et vous obtenez une version 2007 assez décevante. Et pourtant, Eidos parvient à sauver de justesse son titre en proposant une interface à la fois soignée, claire, intuitive et complète. Nous avons enfin le droit à un jeu de management qui est accessible sur une console. Même les plus novices pourront prendre en main le jeu sans avoir à s’arracher la tête pour trouver une information anodine. Au final on se retrouve avec la meilleure simulation de management qui existe à ce jour sur console mais qui a, cependant, un an de retard.

Les bons points

  • Accessible
  • Interface soignée
  • Facile à prendre en main
  • Clarté des rencontres
  • Les aspects relationnels développés


A améliorer

  • Bande son quasi absente
  • Et à retravailler pour le peu présent
  • Joueurs manquants
  • Dernières mises à jour absentes
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