En avril 2009, les joueurs nomades possédant une Nintendo DS ont pu découvrir un nouveau titre s’apparentant à un Lemmings-like : Aqua Panic !. Proposé à une trentaine d’euros, celui-ci a attisé la curiosité de certains qui ont profité pu profiter d’un jeu de réflexion assez agréable. Fort de cela, Eko Software a décidé de porter le concept sur le PlayStation Network. Reste alors à voir s’il a les nageoires suffisamment attrayantes pour plaire aux joueurs PlayStation 3.

Test Aqua Panic !

ilestoulerequin Le concept d’Aqua Panic ! est plutôt simple : à la manière d’un Lemmings, il faut sauver un banc d’une centaine de poissons. Ces petites bestioles à nageoires ont été éparpillées et le joueur doit les aider à retrouver la mer en faisant en sorte d’en garder le plus possible en vie. En revanche, cette fois-ci, on ne donne pas des tâches à faire aux personnages. En effet, l’action du joueur se concentre sur le décor. Comprenez par là que les poissons avancent sans aide et qu’il faut utiliser sept outils à bon escient pour tenter de changer la donne. Ainsi, on peut utiliser une bombe pour faire sauter une paroi, utiliser une plante bloquante, un ventilateur, un harpon pour se débarrasser d’un ennemi, de la poudre de neige pour geler l’eau, un attracteur pour réunir sa troupe ou encore un filet de pêche pour récupérer les pauvres poissons bloqués, ce qui peut arriver plus souvent que l’on croit. Bien entendu, ces gadgets fort utiles sont disponibles en petite quantité et certains sont à débloquer tout au long de l’aventure grâce notamment à des pièces éparpillées ci et là.

Attention aux dents de la mer

D’autres éléments intégrés au décor, comme des robinets, des nuages ou encore des portails permettent de complexifier encore plus les niveaux. D’ailleurs, il faut reconnaître qu’avec 80 tableaux différents répartis sur cinq environnements, la durée de vie est des plus correctes, surtout pour un titre proposé à une dizaine d’euros. Le petit plus, c’est que la difficulté se corse petit à petit et le challenge est bien au rendez-vous une fois passé le cinquantième niveau. Il est donc nécessaire à chaque fois de bien étudier le tableau avant de se lancer, surtout qu’il est impossible de dézoomer et que l’utilisation des sticks, assez intuitive pourtant, reste bien moins précise que celle du stylet de la DS. La stratégie est donc de mise, il faut étudier l’écoulement de l’eau, parfois un poil étrange et faire en sorte de ne pas laisser de pauvres poissons finir bloqués dans des cuves. Malgré tout, les développeurs ont ajouté un petit côté sadique plaisant puisqu’il est parfois nécessaire de sacrifier quelques poissons pour sauver le reste du banc.

Même s’il est possible de recommencer le niveau quand on le souhaite, il faut bien avouer que la progression se fait par l’échec, surtout à la fin et qu’il peut vite devenir rebutant de devoir refaire encore et toujours un même niveau. Heureusement, les plus impatients ont le droit à cinq jokers permettant de passer au suivant. S’il devient vite redondant à la longue, il faut bien avouer qu’il reste agréable à petites doses. Les fans de défis peuvent même profiter de deux modes de jeu supplémentaires (le mode libre et le mode survie) pour faire et refaire les niveaux en améliorant leur score. Enfin, la réalisation graphique très simple pourrait en faire s’indigner quelques uns tandis qu’elle conviendra à la majorité grâce à un design mignon et une multitude de couleurs qui font plaisir à voir. Côté ambiance sonore, le constat est aussi assez mitigé puisque nous avons le droit à des musiques et autres bruitages agréables et funs, mais le manque de variété peut vite mener le joueur à baisser le volume, voire à couper le son.

Mon point de vue

Aqua Panic ! a beau être mignon et coloré, il n’en reste pas moins un bon jeu de réflexion avec 80 niveaux à la difficulté progressive. Les trente derniers offrent d’ailleurs un bon challenge qui se traduira pour beaucoup par une progression par l’échec. Même s’il est proposé à dix euros (prix très correct donc), il faut reconnaître qu’il souffre de quelques défauts dont des petits bugs de physique de temps à autre ou encore l’impossibilité de dézoomer, surtout que le gameplay, bien qu’accessible, reste moins précis avec les sticks qu’avec le stylet de la DS (premier support d’accueil du soft). Ceci dit, ceux qui apprécient les casse-tête peuvent se jeter sur ce petit soft bien sympathique. Nous vous conseillons toutefois d’y jouer à petites doses, sans quoi sa répétitivité peut rapidement rebuter.

Point complet

Le contexte d’Army Corps of Hell est intéressant mais les développeurs n’ont pas su l’exploiter. L’histoire ne décolle jamais, les cut scenes sont inutiles, la progression est archi linéaire et, comme si cela ne suffisait pas, le level design est désastreux. Ajoutez à cela un titre qui n’exploite quasiment pas les capacités de la console, sans compter les graphismes à peine dignes d’une PSP, et vous obtenez un jeu qui aura bien du mal à séduire les joueurs. Pourtant, tout n’est pas à jeter. En effet, le gameplay pose de bonnes bases et certaines idées sont intéressantes et plutôt bien intégrée. L’ambiance est au rendez-vous et les musiques collent parfaitement au tout, même si on préfère les écouter à petite dose pour éviter la saturation. Si vous voulez vraiment en profiter, nous ne pouvons que vous conseiller d’y jouer en solo en faisant de courtes sessions de jeu ou, dans l’idéal, trouver un, deux ou trois amis… La coopération en ad-hoc, c’est clairement la solution pour apprécier le divertissement sans trop buter sur les nombreux défauts du soft.

Les bons points

  • Durée de vie appréciable
  • Bon jeu de réflexion
  • Trois modes de jeu
  • Du challenge
  • Gameplay accessible
  • Mignon, coloré…

A améliorer

  • Mais graphismes très simples
  • Progression par l’échec
  • Moins adapté aux sticks qu’au stylet
  • Quelques bugs de physique
  • Impossible de dézoomer
Tous droits réservés © 2013/2017 - Enjoy testmode.fr.
Vous souhaitez nous faire tester autre chose ?
Vous avez des remarques ?
C'est par là : contact(@)testmode.fr